vendredi 16 novembre 2012 à 18h30
Soirée-débat : Venezuela : Chavez et la Révolution Bolivarienne (amis de l'Humanité)
Vendredi 16 Novembre à 18H 30
Salle de la CMCAS-EDF, 222, rue Guy de Maupassant à Nîmes
(Mas Verdier -Carrefour Allende et rte Beaucaire)
Les amis de l'humanité organisent une soirée-débat : Venezuela : Chavez et la Révolution Bolivarienne
avec Jean Ortiz
Maître de conférences à l'université de Pau, historien, spécialiste de L'Amérique Latine, ancien correspondant de L'humanité à la Havane, il a suivi sur place en septembre et octobre 2012 toute la campagne des élections présidentielles au Venezuela

Ils ont tout dit sur Hugo Chavez. Un « dictateur », un « populiste », une « marionnette cubaine ». Bref, un chef d'État peu fréquentable dont les Vénézuéliens allaient se débarrasser sans coup férir. L'affaire était dans le sac. Et voilà que Chavez remporte confortablement l'élection présidentielle avec un score à faire pâlir de jalousie les présidents occidentaux à l'issue d'un scrutin à participation record. Hugo Chavez a surmonté une tentative de coup d'État, une séquestration, le sabotage économique, des coups tordus à la pelle. Il est sorti vainqueur de trois élections présidentielles et d'un référendum révocatoire. Rien que ça. Chavez réélu à la régulière provoque de l'urticaire dans les cercles comme on dit « avertis ». En vérité, c'est la politique de Chavez qui entraîne hystérie et haine, celle qui, par exemple, consacre l'essentiel de la manne pétrolière au logement, à l'éducation, à la santé et à la coopération régionale au grand dam des multinationales américaines et de l'oligarchie locale.
Voici Chavez aux manettes pour six ans alors que ses principaux ennemis ont sombré dans la disgrâce. L'ancien président colombien, le pervers Alvaro Uribe, aux liens connus avec les paramilitaires, suit un traitement psychiatrique depuis le rétablissement des relations diplomatiques et économiques entre Bogota et Caracas et alors que s'ouvrent des négociations avec les Farc. Le sinistre et ancien alcoolique George W. Bush, responsable de tant de coups foireux contre Chavez, verse à nouveau, dit-on, dans la bouteille et restera dans l'histoire comme le pire président nord-américain. Le roi d'Espagne, qui avait voulu faire taire Chavez lors d'un sommet ibéro-latino américain, encombre l'actualité espagnole avec son retour d'accident de chasse en Afrique payé par les contribuables, les frasques de sa famille et les détournements de fonds publics de son gendre. La chance ne sourit pas aux ennemis de Chavez.
José Fort